mémento

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se souvenir, témoigner, 

des vies, des histoires, des familles

la maison, l'immeuble, le quartier, le village

vivre les instants, ouvrir la fenêtre

regarder, observer, découvrir

apporter son objet, récréer un univers

créer du lien, donner la parole, rendre visible

raconter le sensible, garder en mémoire

une poésie urbaine, intergénérationnelle

des cartes postales vivantes

des parcours humains

sur un territoire ouvert

des empreintes, des traces essentielles

des passages de nos exigences

empreintes

vidéographiques

en co-production avec le VOC

« Memento », est un projet artistique mêlant artistes et habitants qui vivent dans le quartier Saint André (Marseille 16ème)ou du bassin de Séon.

Artistes avec notre pratique théâtrale, musicale, cinématographique et plastique.

Habitants, avec leurs pratiques de ce quartier à l’orée de leurs souvenirs, histoires, expériences et passé.

 

A travers Memento, nous initions des rencontres, des échanges et produisons du commun aboutissant à une œuvre artistique participative. Nous créons des «vidéographies», sortes de poèmes mis en images portés et co-signés par un habitant, un groupe d’habitants et un artiste ou un groupe d’artistes.

 

Nous constituons une collection de films, de poèmes-vidéos sensibles destinés à tous les publics par l’entremise des chaînes web, des réseaux associatifs, nationaux et internationaux.

Nous créons des liens avec les arts par l’entremise d’artistes pédagogues et la complicité d’habitants voulant dire, témoigner, chanter, danser devant une caméra, mettre en forme, afin de construire ensemble une autre image de ces quartiers si mal jugés.

Anne Marie D'hulster, portrait.

Gaïané et Davit Gabedava, portrait.

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Dans le principe d’éducation populaire qui nous porte depuis tant d’années :

- accompagner les habitants à porter un regard différent sur St-André

   en se rencontrant, en échangeant.

- rendre à ce lieu sa magie, sa singularité. Le sublimer en quelque sorte.

- soulever le réel, donner la parole aux personnes dites « éloignées de l’offre culturelle »

- rendre hommage à leurs vécus, à leurs histoires,

   à leurs expériences professionnelles et familiales.

- poser enfin le regard et construire une œuvre constituée d’un catalogue de films afin de
  rendre palpables et visibles tous ces visages qui constituent l’humanité de nos quartiers.

- travailler en soi avec les autres dans notre environnement de vie, ne pas être de passage

   pour faire « une action » mais présent au quotidien, dans le partage de la vie de nos

   quartiers, de leurs vies associatives et citoyennes.

- tisser du lien également avec les associations du territoire.

Voilà ce qui nous constitue, voilà ce qui nous anime.

Créer des ponts, des liens entre les anciens, les jeunes, les migrants, les habitants de longue date du territoire, les gens de passage, les différentes communautés du territoire. Tous ces gens qui viennent autour de la bibliothèque pour y travailler, pour y échanger dans cet établissement culturel qui est le seul de ce quartier abandonné.

Les participants joueront au jeu et à l'image ce qui sera pour eux comme une signature de leur présence dans ce quartier, dans leur quartier.

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Jocelyne Ramilijaoana, portrait.

Glory Osaretin, portrait.

Michel Dorso, portrait.

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Travailler sur le quartier de Saint-André c'est insuffler de la vie dans un quartier qui a perdu, au fil des années, sa vie de village entre l'autoroute d’un côté et Saint-Henri de l'autre. Saint-André est un village enclavé dans lequel les habitants sont inquiets. La mobilisation autour de la défense du passage à niveau, illustre cette inquiétude. Comment faire pour dynamiser un village, un quartier qui devient de plus en plus «dortoir» si en plus on ferme l’artère principale (rue Condorcet) de ce territoire ?

Voilà une des inquiétudes que nous entendons dans le quartier. Il est temps alors, avec les plus jeunes, de s'approprier culturellement la vie de leurs quartiers de l'histoire du village qui remonterait au XIème siècle, de l'exploitation des carrières d'argile et des usines du tuile jusqu'à la création du GPPM en 1966 qui a totalement changé nos quartiers... Nos quartiers, car nous y habitons et à ce titre d'habitants et d'artistes nous souhaitons être des passeurs culturels et sociaux.

Qu'en est-il aujourd'hui des habitants de ces quartiers ? Sont-ils restés ? Sont-ils partis ? Quelles sont leurs histoires ? Trouve-t-on encore des bastides, des maisons de contremaître, des courées ouvrières les trois types d’habitat de St-André ? Où ? Dans quel état ? Habité par qui ?

Et de l'histoire immédiate ?  Comment les jeunes de ces quartiers se sentent ou pas de «ce» quartier ? Y sont-ils nés ? Sont-ils de passage ? Souhaitent-ils s'ancrer ?

Voilà parmi une autre foule de questions, celles qui pourraient constituer le départ de ce projet. Non pas discuter du passé comme figé, cristallisé dans les souvenirs mais comme un angle d'attaque, une pierre d’achoppement pour comprendre notre présent, ici et maintenant avec les gens de loin, de près, de ceux qui sont là depuis 80 ans et ceux qui viennent d'y arriver.

Notre projet se fera sous forme de chroniques, de cartes postales, de formats courts qui seront traversés par la musique, le théâtre, la vidéo et les arts plastiques...

théâtre

vidéo

musique

assistante

vidéo

Après une enquête sur le terrain filmée par Stéfan Sao Nelet et dirigée par Christophe Labas-Lafite où nous irons avec les jeunes à la rencontre des habitants du quartier, une traduction musicale et théâtrale par Marianne Suner et Christophe Labas-Lafite, un rendu plastique sur les murs avec Richard Bigué aura lieu à la bibliothèque de Saint-André.